Après la reconstruction en Europe, le SCI se développe et se diversifie

Après la reconstruction en Europe, le SCI se développe et se diversifie

Footnotes

  1. Arthur Gillette: One Million Volunteers. Penguin, 1968.
  2. The seventies for the Portuguese colonies.
  3. Hélène Monastier: Paix, pelle et pioche, histoire du Service civil international de 1919 à 1965 (Service civil international, 1965).
  4. See the story of Arthur Gillette in this chapter and of Phyllis Sato

Origin of the text
Olivier Bertrand: Breaking down barriers 1945-1975, 30 years of voluntary service for peace with Service Civil International.
Paris (2008)

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Après la reconstruction en Europe, le SCI se développe et se diversifie

Jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale et quelques années après, le SCI, en dépit de sa vocation internationale, est resté une organisation européenne. Les volontaires étaient presque tous européens, il n’y avait de branches qu’en Europe et le Secrétariat international était également européen. Ce n’est pas pour surprendre si l’on considère la position dominante de ce continent à l’époque. Il y a donc quelque justification à présenter dans un même chapitre les volontaires qui ont surtout participé à des chantiers dans l’Europe d’après guerre et ceux qui ont contribué à créer une structure internationale (ce sont souvent les mêmes).

Le développement des mouvements de chantiers, et en particulier celui du SCI, a souvent été affecté par le contexte international. Pendant la guerre, de manière assez surprenante, il y a eu un grand nombre de chantiers et le nombre de volontaires n’a pas beaucoup diminué1. Mais il s’agissait de chantiers très différents, qui n’avaient pas un caractère international et étaient inspirés par des idéologies opposées : dans certains cas, des chantiers organisés par des gouvernements de pays occupés se référaient à une idéologie nationaliste et parfois fascisante. A l’inverse, le Gouvernement britannique avait autorisé un assez grand nombre d’objecteurs de conscience à participer à des activités civiles utiles à la défense du pays. La branche britannique du SCI (intitulée IVS) était très impliquée.

Cette exception mise à part, du fait du conflit et des obstacles aux déplacements, les activités du SCI ont été réduites au minimum. Suivant les souvenirs de Ralph Hegnauer2 il ne restait pratiquement rien de l’ancien SCI à part quelques vieux militants en Suisse.

L’impact du contexte historique sur le SCI

Si l’on aborde donc l’après-guerre d’abord dans une perspective européenne (les autres continents font l’objet des chapitres suivants), on peut identifier cinq tendances qui ont eu des conséquences sur les mouvements de chantiers et donc sur le SCI. On ne mentionne ici que les évolutions historiques à caractère général, laissant de côté les évènements accidentels comme les désastres naturels.

Expansion, diversification internationalisation

Pendant la période qui nous intéresse et en relation avec l’évolution de ce contexte, le développement du SCI peut être résumé par quatre grandes tendances : l’expansion, l’organisation, la diversification des activités et l’internationalisation.



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